Dangers de l’IA en entreprise : cinq risques ordinaires, dont trois relevés par la DGSI
Dangers de l’IA en entreprise : 5 risques concrets pour une PME, trois cas réels publiés par la DGSI, et les gestes à poser lundi pour s’en protéger.

Les dangers de l’IA pour la société existent : l’OCDE cite les biais et la discrimination, la polarisation des opinions, les atteintes à la vie privée et les problèmes de sécurité. Ils se traitent surtout à l’échelle des États. Ceux qu’une entreprise rencontre dès aujourd’hui sont plus banals, et ils se maîtrisent : des données confidentielles qui partent dans un outil grand public, des réponses fausses reprises sans relecture, l’escroquerie par une voix ou un visage imités, l’usage de l’IA que les salariés ne déclarent pas, et les obligations légales que personne n’a lues.
Ce ne sont pas des hypothèses. En décembre 2025, la DGSI, le renseignement intérieur français, a publié son flash ingérence n°117 sur les risques de l’IA dans le monde professionnel. Il raconte trois cas réels d’entreprises françaises, anonymisés : des salariés qui traduisaient des documents confidentiels dans un outil grand public « sans l’aval de leur hiérarchie », une société qui confiait l’évaluation de ses partenaires commerciaux à une IA sans aucune vérification, et un responsable de site appelé en visio par un faux dirigeant, visage et voix imités, qui lui demandait un virement.
Chaque scène a une parade à la portée d’un dirigeant sans service informatique : une charte d’usage, un outil professionnel réglé pour ne pas apprendre sur vos données, un réflexe de vérification, une équipe formée. Mon avis de consultant : le danger le plus fréquent d’une PME, c’est un fichier client collé dans un outil gratuit, un mardi après-midi, sans la moindre mauvaise intention.
Pour suivre ces dangers dans la vraie vie, prenons une PME imaginée pour l’exemple : une menuiserie qui fabrique des agencements de magasins. Julien, au commercial, doit reformuler un devis pour un gros client. La comptable, Sophie, gère les virements. Le scénario est inventé ; les mécanismes, eux, sont ceux des cas publiés par la DGSI.
Quels sont les dangers de l’IA pour une entreprise ?
Pour une entreprise, ce sont cinq situations concrètes : les données qui partent, la réponse fausse reprise, la voix ou le visage imités, l’usage non déclaré et les obligations ignorées. Les trois premières sont les trois cas publiés par la DGSI en décembre 2025. Dans le même flash, la DGSI liste aussi cinq « biais auxquels les utilisateurs peuvent être confrontés » : une dépendance excessive qui « peut diminuer la vigilance humaine », la perte de contrôle sur leurs « données personnelles » ou sur les « décisions automatisées », les biais repris des données d’entraînement, l’effet « boîte noire » d’une décision difficile à comprendre, et l’hallucination, quand l’outil invente un fait.
Je regroupe ces dangers en cinq situations de PME, que voici, chacune avec une source publique et le geste qui la contient.
| Danger concret | Ce qui se passe | Source publique | Le geste de protection |
|---|---|---|---|
| Données qui partent | Un document confidentiel est collé dans un outil grand public | DGSI, flash n°117, décembre 2025, cas n°1 | Classer ses informations et nommer les outils autorisés |
| Réponse fausse reprise | Une décision est prise sur la seule réponse de l’outil | DGSI, flash n°117, cas n°2 | Une relecture humaine avant toute décision |
| Voix ou visage imités | Un faux dirigeant demande un virement en visio | DGSI, flash n°117, cas n°3 | Rappeler par le canal habituel avant de payer |
| Usage non déclaré | Les salariés utilisent l’IA sans le dire | DGSI, flash n°117, cas n°1 | Une charte écrite et des outils fournis |
| Obligations ignorées | Données personnelles exposées, pratiques interdites | CNIL ; règlement européen sur l’IA, article 5 | Lister les usages autorisés et interdits |
La DGSI ne donne aucun chiffre de fréquence : ce sont trois cas, pas une statistique. Mais l’ANSSI, l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, écrit dans sa synthèse de la menace du 4 février 2026 que des employés « peuvent involontairement générer des fuites de données » en donnant à l’IA des informations sensibles. Elle cite le cas de salariés de Samsung qui, en 2023, ont divulgué des informations sur leurs semi-conducteurs par leur compte ChatGPT.
Et les grands dangers de l’IA pour la société ?
Selon l’OCDE, certains risques de l’IA « se matérialisent déjà en préjudices pour les individus et les sociétés : biais et discrimination, polarisation des opinions, atteintes à la vie privée, et problèmes de sécurité ». Pour l’OCDE, une IA digne de confiance « appelle les gouvernements du monde entier à développer des approches interopérables » de gouvernance, c’est-à-dire des règles qui se répondent d’un pays à l’autre. Un dirigeant de PME peut s’y intéresser en citoyen ; il ne les règle pas lundi matin.
L’Union européenne a déjà interdit certains usages de l’IA par la loi : la liste est détaillée plus bas, dans la section sur les IA interdites. Dans votre entreprise, ces grands dangers prennent une forme plus modeste, celle des cinq situations du tableau ci-dessus.
Quels sont les deux pires risques de l’IA pour une PME ?
Je retiens deux risques à traiter en premier : la fuite de données dans un outil grand public, et la décision prise sur une réponse non vérifiée. Ce n’est pas un classement officiel : ni la DGSI ni l’ANSSI n’en proposent. C’est ma recommandation, pour une raison simple : ces deux risques n’ont besoin d’aucun pirate. Ils naissent dans vos équipes, avec de bonnes intentions.
- La fuite de données est silencieuse. Personne ne la voit partir. L’ANSSI rappelle aussi qu’entre 2022 et 2023, plus de 100 000 comptes ChatGPT ont été compromis par des logiciels voleurs d’identifiants, puis revendus sur des forums (synthèse ANSSI du 4 février 2026). Elle ajoute que l’usage de comptes d’IA par les salariés « peut exposer des informations sensibles en cas de compromission » : l’historique des conversations peut finir entre de mauvaises mains.
- La décision non vérifiée coûte en silence elle aussi. Dans le cas n°2 de la DGSI, la société « ne procède à aucune vérification complémentaire et oriente systématiquement ses décisions en fonction du retour fait par l’outil », par « manque de temps » et « méconnaissance des biais ». La DGSI conclut qu’il est « fortement déconseillé de fonder des prises de décision uniquement sur les résultats fournis par l’IA ».
L’escroquerie par voix ou visage imités (on parle d’hypertrucage, ou deepfake) passe après, pour une raison : elle demande un attaquant et une demande de paiement, et une règle de paiement peut l’arrêter. Son geste est détaillé plus bas.
Pour l’hallucination elle-même, ses causes et la règle de relecture à copier, tout est détaillé dans l’article sur les hallucinations de l’IA en PME.
Une IA gratuite peut-elle réutiliser les données de votre entreprise ?
Oui, souvent. La DGSI l’écrit en décembre 2025 : « les versions grand public des principaux outils d’IA générative, gratuites et standards, utilisent souvent les données entrées par l’utilisateur pour entraîner leurs modèles ». Ce que Julien colle dans un chat gratuit peut donc servir à améliorer l’outil, et quitter durablement votre contrôle.

Dans notre menuiserie imaginaire, Julien colle le devis entier, avec le nom du client, ses prix et ses marges, pour obtenir une version « plus commerciale ». Le texte rendu est meilleur. Le devis, lui, est parti. Il n’a rien demandé à personne, parce que personne ne lui a jamais dit que c’était un problème.
Trois points à connaître avant de choisir un outil :
- Vérifiez le réglage, pas seulement l’offre. La page d’aide de Mistral AI sur l’usage des données, lue le 23 octobre 2026, indique que pour son offre Vibe, les données d’entrée et de sortie servent par défaut à entraîner ses modèles, sauf si l’utilisateur le désactive. Chez Vibe, seule l’offre Enterprise est exclue de l’entraînement par défaut. Et, quelle que soit l’offre, un pouce levé ou baissé accompagné d’un commentaire autorise Mistral à utiliser l’échange pour améliorer ses modèles.
- Le lieu de stockage compte. Selon la DGSI, des données stockées à l’étranger peuvent être « soumises à des lois étrangères à portée extraterritoriale » et « entraîner la responsabilité de l’entreprise ». Elle conseille des solutions qui hébergent leurs données en France et respectent le RGPD, le règlement européen sur la protection des données personnelles, ou une IA installée en local, sur vos propres machines.
- C’est à vous de vérifier. La CNIL, dans ses questions-réponses du 18 juillet 2024, demande de « déterminer dans quelle mesure le prestataire opérant le système est susceptible de réutiliser les données fournies au système d’IA, et adapter l’usage en conséquence ».
C’est là que le RGPD vous concerne : vos données clients dans un outil grand public, stockées hors de votre contrôle. Savoir ce qui peut entrer dans quel outil, c’est le cœur de la formation IA et RGPD.
Comment l’IA sert-elle aux arnaques contre les entreprises ?
Elle rend crédibles des arnaques anciennes. Dans le cas n°3 de la DGSI, « le responsable d’un site industriel d’un groupe » reçoit un appel en visio d’un faux dirigeant, « l’apparence physique et la voix » conformes, qui lui demande un transfert de fonds pour un « soi-disant projet d’acquisition ». Surpris, il coupe l’échange et alerte sa direction « par les canaux habituels ». L’escroquerie échoue.
Revenons à notre menuiserie imaginaire. Un vendredi, à 17 h, Sophie reçoit un appel. C’est la voix du patron, son ton, ses expressions. Il est « en rendez-vous chez un fournisseur », il faut payer un acompte tout de suite, il enverra le justificatif lundi. Rien dans la voix ne cloche. C’est le mécanisme que la DGSI décrit, ici par la voix seule.
Ce qui rend l’arnaque accessible, l’ANSSI le chiffre dans sa synthèse du 4 février 2026 : « de nombreux cybercriminels exploitent pour quelques dizaines de dollars des services de deepfakes », c’est-à-dire de trucage de voix et de visage, « à des fins d’usurpation d’identités ». Des IA débridées se vendent selon elle « sur les forums cybercriminels ou via des canaux TELEGRAM », « pour une centaine de dollars par mois ». La DGSI ajoute deux usages : des courriels de hameçonnage qui imitent « parfaitement le style humain », et des attaques personnalisées à partir de vos données publiques et privées : réseaux sociaux, courriels, publications.
Côté attaques informatiques, l’ANSSI écrivait au 4 février 2026 n’avoir « pas connaissance de cyberattaques menées contre des acteurs français à l’aide de l’intelligence artificielle ». Elle juge en revanche plausible que l’IA rende les attaques plus nombreuses et plus efficaces, « particulièrement sur les environnements peu sécurisés ». Une PME sans service informatique fait partie de ces environnements : c’est elle qui a le plus à gagner au geste ci-dessous.
Le geste que je conseille, à écrire noir sur blanc :
- Aucune demande de paiement inhabituelle ne s’exécute sur un appel, même avec la bonne voix, même avec le bon visage.
- On raccroche et on rappelle la personne sur son numéro habituel, celui de l’annuaire interne, jamais celui qui vient d’appeler.
- Deux personnes valident tout virement hors habitude.
- On signale à l’adresse de signalement de la DGSI, securite-economique@interieur.gouv.fr.
Avec cette règle écrite, Sophie raccroche et rappelle le patron sur son portable habituel. Ce réflexe ne coûte rien et ne demande aucun outil. Le responsable de site du cas publié par la DGSI a eu, seul, un réflexe voisin : couper l’échange et alerter sa direction par les canaux habituels ; dans votre entreprise, il doit être une règle.
Quelles sont les IA interdites en Europe ?
Le règlement européen sur l’IA interdit à son article 5 une courte liste d’usages, applicable depuis le 2 février 2025 selon son article 113 : la manipulation des personnes à leur insu, l’exploitation de leur vulnérabilité, la notation sociale, la prédiction d’une infraction sur le seul profil d’une personne, le moissonnage de visages sur Internet, la déduction des émotions au travail, le classement des personnes selon des données biométriques sensibles, et l’identification biométrique à distance en temps réel par la police. Selon la foire aux questions de la Commission européenne, « certains pouvoirs d’exécution du Bureau de l’IA et des autorités des États membres commenceront à s’appliquer le 2 août 2026 ».
Un seul de ces points peut concerner une PME au quotidien. Le point f) interdit « l’utilisation de systèmes d’IA pour inférer les émotions d’une personne physique sur le lieu de travail », sauf pour des raisons médicales ou de sécurité. Un logiciel qui analyse le ton de vos commerciaux au téléphone pour noter leur humeur, ou le visage de vos salariés en réunion, peut tomber dedans.
Deux interdictions s’ajoutent : selon la même foire aux questions, les interdictions sur la production de contenus intimes non consentis et de contenus d’abus sexuels sur enfants « s’appliqueront à partir du 2 décembre 2026 ». Le texte vise les images, vidéos ou sons réalistes, intimes ou sexuellement explicites, d’une personne identifiable qui n’y a pas consenti.
Pour le calendrier complet et les obligations de transparence, l’article AI Act et PME, ce qui change en 2026 fait le point date par date.
Dans quels cas ne faut-il pas utiliser l’IA en entreprise ?
Trois cas à exclure, selon la DGSI et la CNIL : les tâches sensibles, comme le compte rendu d’une réunion confidentielle ; tout ce qui contient des données personnelles, que la DGSI demande d’anonymiser « systématiquement » ; et toute décision prise sur la seule réponse de l’outil, sans relecture par une personne compétente. La CNIL recommande d’écrire une liste d’usages autorisés et interdits.
Concrètement, dans une PME, je déconseille un outil grand public pour :
- un dossier du personnel, une fiche de paie, un entretien annuel ;
- un fichier clients, un devis nominatif, un contrat ;
- le compte rendu d’un comité de direction, une négociation en cours, une offre de rachat ;
- le choix d’un partenaire, d’un fournisseur ou d’un candidat, sans vérification humaine.
À l’inverse, je conseille sans hésiter de l’autoriser pour ce qui est déjà public ou sans enjeu : reformuler une annonce publiée, préparer le plan d’une présentation, traduire une fiche produit en ligne. La CNIL donne elle-même deux exemples d’interdits à écrire : « ne pas fournir de données personnelles au système, ou bien ne pas confier de prise de décision ».
Comment protéger votre PME des dangers de l’IA ?
En cinq gestes : faire l’inventaire des outils déjà utilisés, classer ses informations par niveau de sensibilité, fournir un outil professionnel réglé, écrire la règle de vérification, et former l’équipe. Les trois premiers se posent dès lundi. La DGSI préconise de fixer dans la charte « le niveau de sensibilité des informations qui peuvent être confiées à l’IA », de privilégier des outils hébergés en France ou installés en local, et de former les équipes ; la CNIL recommande depuis juillet 2024 de « former et sensibiliser les utilisateurs finaux ». L’inventaire et la règle de vérification complètent ces conseils : c’est ma recommandation.

- Faire l’inventaire, sans sanction. Demandez à chacun quels outils d’IA il utilise et pour quoi. Dans le cas n°1 de la DGSI, les salariés utilisaient l’outil « régulièrement », sans l’aval de leur hiérarchie. Vous ne pouvez pas encadrer ce que vous ignorez.
- Classer vos informations en trois niveaux. Ce qui est public, ce qui reste interne, ce qui ne sort jamais. La DGSI demande que la charte précise « le niveau de sensibilité des informations qui peuvent être confiées à l’IA ». Inutile de repartir d’une page blanche : le modèle de charte IA d’entreprise est prêt à adapter.
- Fournir un outil, pas seulement interdire. L’entreprise du cas n°1 a réagi en demandant à ses salariés de privilégier « une solution payante d’IA générative acquise par la société », et en montant un groupe de travail sur la doctrine d’usage. Vérifiez dans l’outil choisi que l’entraînement sur vos données est désactivé.
- Écrire la règle de vérification. Aucune décision sur la seule réponse de l’outil, aucun virement inhabituel sans rappel par le canal habituel.
- Former l’équipe. La DGSI juge « crucial » de former ses équipes par des ateliers, pour démystifier l’outil autant que pour développer « une culture de la cybersécurité ».
Ce cinquième geste est le plus facile à repousser, et c’est lui qui fait tenir les quatre autres. Une charte que personne n’a comprise ne protège pas le devis de Julien. C’est l’objet de la formation IA et RGPD pour encadrer l’usage avec votre équipe : deux jours, 14 heures, pour la direction, les responsables de service et les équipes. On y définit vos trois niveaux de données, avec vos propres mots, et on marque les lignes où un document sensible entre aujourd’hui dans un outil grand public. Vous repartez avec la charte d’usage de votre entreprise, écrite en séance sur une page et prête à être signée par la direction.
Sources
- DGSI, « Risques associés à l’usage de l’intelligence artificielle dans le monde professionnel », flash ingérence économique n°117, décembre 2025.
- ANSSI, CERT-FR, « L’IA générative face aux attaques informatiques, synthèse de la menace en 2025 », 4 février 2026.
- OCDE, « Risques et incidents liés à l’IA », page thématique, copie archivée du 11 juillet 2025, lue le 23 octobre 2026.
- Commission européenne, service d’assistance AI Act, « Article 5 : pratiques interdites en matière d’IA », règlement (UE) 2024/1689, version consolidée au 27 juillet 2026.
- Commission européenne, service d’assistance AI Act, « Article 113 : entrée en vigueur et application », lu le 23 octobre 2026.
- Commission européenne, service d’assistance AI Act, « Foire aux questions sur le règlement sur l’IA », lue le 23 octobre 2026.
- CNIL, « Comment déployer une IA générative ? La CNIL apporte de premières précisions », 18 juillet 2024.
- Mistral AI, « Do you use my user data to train your artificial intelligence models? » (Utilisez-vous mes données pour entraîner vos modèles ?), page d’aide en anglais, lue le 23 octobre 2026.
Questions fréquentes
L’IA est-elle dangereuse pour une petite entreprise ?
Pas comme dans les films. Le danger réel est ordinaire : un salarié qui colle un document confidentiel dans un outil grand public, une décision prise sur une réponse non vérifiée, ou un faux dirigeant imité en voix et en visage qui demande un virement. La DGSI a décrit ces trois cas dans des entreprises françaises en décembre 2025. Chacun a une parade : une charte, un outil réglé, un réflexe de vérification et une équipe formée, ce que travaille la formation IA et RGPD.
Faut-il vérifier le réglage d’entraînement de son outil d’IA ?
Oui. La page d’aide de Mistral AI, lue le 23 octobre 2026, indique que pour son offre Vibe, les données d’entrée et de sortie servent par défaut à entraîner ses modèles, sauf si l’utilisateur le désactive ; chez Vibe, seule l’offre Enterprise en est exclue par défaut. Vérifiez ce réglage dans l’outil choisi. La DGSI conseille aussi des solutions qui hébergent leurs données en France et respectent le RGPD, ou une IA installée en local.
Que faire si le patron appelle pour demander un virement urgent ?
Ne rien payer pendant l’appel, même si la voix et le visage sont les bons. Raccrocher, rappeler la personne sur son numéro habituel, et faire valider tout virement inhabituel par une deuxième personne. Dans le cas publié par la DGSI en décembre 2025, le responsable a coupé l’échange et alerté sa direction par les canaux habituels : l’escroquerie a échoué. Un signalement peut être envoyé à securite-economique@interieur.gouv.fr.
Faut-il interdire l’IA à ses salariés ?
Je ne le conseille pas. Une interdiction sans alternative pousse à l’usage caché, celui du premier cas de la DGSI. L’entreprise concernée a demandé à ses salariés de privilégier une solution payante acquise par la société, et a monté un groupe de travail sur la doctrine d’usage. La CNIL recommande, elle, une liste écrite d’usages autorisés et interdits, et la formation des utilisateurs.